Le gâteau du weekend #2 : Le banavochoco

Pour un blog « slow sugar », commencer par 2 recettes de gâteaux, c’est un peu paradoxal… Mais en cette dernière semaine de travail avant les vacances, je dois vous avouer que je n’ai pas beaucoup trouvé la motivation de cuisiner… J’ai surtout bricolé des repas avec ce que je trouvais dans le frigo et mes placards, et pour les soirs de vraiment grosse flemme, le livreur du japonais nous a bien rendu service.

Comme la motivation n’était pas vraiment au rendez-vous au travail non plus, j’ai beaucoup réfléchi à la recette du gâteau de ce weekend (et, je le confesse, un peu surfé sur des blogs entre deux tableaux Excel…)

Celle-ci devait répondre à 3 conditions :

– me permettre d’écouler 2 vieilles bananes que j’avais laissées noircir en vue d’un banana bread (mais, régime aidant, mes gâteaux ne disparaissent désormais plus sitôt sortis du four, il me reste donc du précédent banana bread au congélateur…)

– être fortement chocolaté

– ne pas avoir trop goût de banane (oui, malgré les 2 bananes trop mûres !)

J’ai trouvé des recettes de gâteaux chocolat-bananes, mais avec des morceaux de bananes, et beaucoup de sucre. J’ai trouvé une recette qui correspondait à peu près à ma recherche, mais l’auteur disait ne pas avoir aimé son gâteau… peu engageant !

Et puis je suis tombée sur une recette de gâteau au chocolat pauvre en sucre… où la matière grasse était apportée par de l’avocat !

Bon, mais moi ce ne sont pas des avocats que je cherche à écouler mais des bananes. J’ai donc bricolé à partir de cette recette aux avocats, d’une recette de mousse au chocolat cuite à tomber mais à l’IG explosif et de mes exigences pour concocter la recette de mon « banavochoco » (nom inventé par une personne qui a commenté mon gâteau sur Weight Watchers et qui résume à merveille les 4 ingrédients principaux de ce gâteau : bananes, avocat, oeuf -ovo- et chocolat).

Banavochoco

Ingrédients :

  • 2 bananes très mûres (peau noire)
  • 1 avocat Hass
  • 200 à 250g de chocolat à 70% cacao minimum
  • 40g de farine d’orge mondée
  • 2 càc de cacao maigre non sucré
  • 4 oeufs
  • 20g de sucre de coco

Faire fondre le chocolat au bain-marie.

Mixer les bananes avec l’avocat et mélanger la purée obtenue avec le chocolat fondu. Ajouter la farine et la poudre de cacao.

Faire « blanchir » les jaunes d’oeufs avec le sucre de coco (évidemment, le sucre de coco étant brun, le mélange ne blanchit pas, mais il s’épaissit et s’éclaircit). Je vous conseille de le faire au-dessus du bain-marie, surtout si comme moi vous fouettez à la force de vos bras !

Monter les blancs en neige, éventuellement avec une pincée de fleur de sel.

Mélanger délicatement les trois préparations.

Verser dans un moule à brownie graissé ou recouvert de papier cuisson (j’ai personnellement opté pour cette deuxième solution, mais le moule graissé apporte une touche de gourmandise supplémentaire !).

Enfourner dans un four préchauffé à 180°C pendant 15 à 20 minutes.

Déguster tiède.

Ma précédente expérience d’une recette sucrée avec un avocat avait été un fiasco. J’étais aux Pays-Bas en Erasmus, et ne parlant pas un mot de néerlandais, j’avais acheté par erreur du lait de riz à la place du lait de vache. Ne consommant du lait que dans les pâtisseries, j’avais d’abord essayé de faire des crêpes avec (ma chambre d’étudiante ne comportant qu’un micro-onde et des plaques électriques, j’avais de toute façon le choix entre crêpes et pancakes…) J’ai écoulé 2 briques à trouver le juste dosage pour une pâte à crêpes qui se tient à la cuisson… et la réponse était : pas beaucoup (je n’avais pas de balance, seulement un verre doseur aux graduations très imprécises…) Même en mangeant des crêpes tous les jours, vivant seule, je ne finirais jamais la brique d’1L avant qu’elle ne soit plus bonne.

J’avais alors trouvé une recette de lassi : il suffisait de mixer lait de riz, avocat et sucre. Je ne savais pas à l’époque qu’il existait plusieurs sortes d’avocats. En tout cas, celui que j’ai utilisé ne se prêtait absolument pas à une recette sucrée, et au lieu de jeter mon fond de brique de lait, ce sont en plus 2 avocats que j’avais gâchés… cela a suffi à me faire abandonner l’idée de recuisiner un jour l’avocat en sucré !

Et puis, en lisant un livre de Marie Chioca, j’ai appris que certaines variétés d’avocats se prêtaient plus que d’autres à la pâtisserie. Je ne saurais pas vous dire lesquelles, il faudrait que je relise ce livre. Je ne dois pas apprendre de mes erreurs car j’ai tout bonnement utilisé l’avocat que j’avais au frigo pour mon gâteau… par chance, celui-ci doit convenir car je n’ai pas retrouvé le goût de l’avocat. Je peux donc sans trop prendre de risque vous conseiller la variété Hass.

Mais je pense retravailler encore ma recette car elle ne me donne pas entièrement satisfaction. On sent encore trop la banane et pas assez le chocolat à mon goût.

D’ailleurs, s’agissant de goût, je vous conseille de goûter la pâte avant de l’enfourner. J’ai fait le choix de très peu sucrer ma recette (je pense d’ailleurs me passer du sucre dans mon prochain essai, les bananes très mûres en apportant déjà beaucoup), il se peut que vous ayez besoin de sucrer davantage.

L’IG de ce gâteau est, je pense, de toute façon moyen plus que bas et sa consommation doit donc rester exceptionnelle si on recherche une perte de poids.

Comme on est en plein été (enfin il paraît !), sachez que cette recette peut également se faire en version « mousse au chocolat ». Pour cela, il suffit de ne pas mettre de farine et, au lieu de cuire la pâte, de la placer au frais pendant 2h minimum. Utilisez alors des oeufs extra-frais et lavez les coquilles juste avant de les casser.

Petit-déjeuner de petit champion

BébéLutin est un petit glouton. En dehors de sa première poussée dentaire – qui lui a fait enchaîner les rhumes et a retenti sur son appétit – il mange très bien. Jusqu’à il y a peu, il se contentait cependant d’une tétée le matin, et cela nous arrangeait bien, je dois le dire. BébéLutin est, comme ses parents, un couche-tard, et le lever est difficile… nous étions donc bien contents de ne pas avoir à nous lever plus tôt pour lui donner un petit-déjeuner !

Mais le Lutin grandit et la crèche nous a rapporté qu’il s’installe parfois à la table dès 10h30, quand la dame qui s’occupe des repas passe une tête pour savoir le nombre de pots à préparer pour le midi. Et à 11h, quand le plateau arrive, mon petit estomac-sur-pattes crie plus fort que certains bébés dont le petit-déjeuner remonte à bien plus longtemps.

Nul doute, BébéLutin a besoin d’un petit-déjeuner ! Au début, désemparés, nous lui avons donné des boudoirs, mais cette solution ne me satisfaisait guère… les boudoirs, c’est plein de sucre, celui qu’il a tous les jours au goûter est bien suffisant, en plus ça ne le calait pas du tout et il réclamait quand même avant les autres enfants.

Le petit-déjeuner du Lutin devait répondre à de nombreux critères :

– lui convenir aussi bien en texture qu’en goût

– être rassasiant et pauvre en sucre

– pouvoir se préparer le weekend et se conserver pour toute la semaine

– être non salissant

– pouvoir être mangé par BébéLutin sans aide (sachant qu’il ne maîtrise pas encore bien le geste pour remplir et porter la cuillère à sa bouche).

BébéLutin aime beaucoup la noix de coco. Il aime bien la crème de chia au lait de coco (recette à la fin de cet article), mais je n’ai pas le temps de lui donner les matins de travail. Il mange également avec plaisir les Goutines, sortes de Craquinettes à la noix de coco et au sarrasin que je trouve en magasin bio. Le parfum de mes biscuits était donc tout trouvé.

Petits biscuits du petit-déjeuner à la noix de coco

Ingrédients (pour 12 gros biscuits)

  • 75g de farine de coco
  • 35g de son d’avoine
  • 80g d’huile de coco
  • 30g de noix de coco sèche râpée
  • 2 oeufs
  • 10g de graines de chia (facultatif)
  • 50g de pâte de sucre de coco (ou de sucre de coco en poudre)

Mélanger tous les ingrédients secs, puis faire sabler la pâte avec l’huile de coco. Incorporer les oeufs pour obtenir une boule de pâte. La pâte est non collante, assez friable mais elle s’abaisse plutôt facilement.

Etaler la pâte sur une épaisseur de 8mm environ et façonner les biscuits à la taille voulue.

Enfourner dans un four préchauffé à 180°C pour environ 12 minutes (tourner au besoin la plaque en milieu de cuisson pour dorer uniformément les biscuits) – temps et température de cuisson à adapter selon votre four.

J’ai utilisé un découpoir-tampon reçu en cadeau chez Alice Délice à l’occasion de la fête des mères, je trouve qu’il a la taille idéale pour ces biscuits, et quelle meilleure façon de commencer la journée qu’en se disant « je t’aime » ?

BébéLutin aime beaucoup ces biscuits. Ce ne sont pas vraiment des sablés, ils ne sont pas croquants. La texture me fait penser aux rochers coco. Pour encore plus de gourmandise, je les imagine bien recouverts en partie de chocolat, façon Bounty (mais pas pour le petit-déjeuner de bébé, ou alors il faut prévoir le bain après !)

Pour continuer sur une touche exotique, je les ai dégustés avec une crème aux fruits de la passion. Le mariage coco-passion est tout simplement sublime, et si je me suis contentée de verser à la hâte une cuillère de crème avant de croquer dans mon biscuit, on pourrait tout à fait servir cette association biscuit coco-crème passion au dessert, en déposant généreusement la crème sur le fond biscuité à l’aide d’un cercle et en surmontant le tout d’une crème de coco fouettée en chantilly (ou passée au siphon), à la manière d’une tarte citron meringuée.

Crème de passion à IG bas, sans sucre ajouté

Ingrédients :

  • au moins 6 gros fruits de la passion
  • 5g de farine d’orge mondée
  • 2g d’huile de coco (facultatif)
  • 35g de jaune d’oeuf

Récupérer la pulpe des fruits de la passion (sans les grains) et la mettre à bouillir.

Mélanger les jaunes d’oeufs et la farine. Verser dessus la pulpe de passion, et remettre le mélange à chauffer à feu doux sans arrêter de remuer jusqu’à ce qu’il épaississe.

Ajouter l’huile de coco et verser dans un bocal hermétiquement fermé.

Conserver 5 jours maximum au frigo.

Cette crème se marie également très bien avec la crème de chia au lait de coco, à laquelle elle apporte une touche acidulée. Les recettes de crèmes de chia (ou chia pudding) ne manquent pas sur la toile, je vous mets ici la mienne.

Overnight chia pudding

Ingrédients

  • 100mL de crème ou lait de coco (avec le moins d’additifs possibles)
  • 8g de graines de chia
  • fruits et/ou crème de passion

La veille au soir, mélanger la crème de coco et les graines de chia et réserver au frigo. Au bout d’une heure, mélanger de nouveau pour éviter les « grumeaux ». Laisser au frigo toute la nuit.

Le lendemain matin, déposer au fond d’un bocal des fruits coupés en morceaux (j’aime y mettre de la banane citronnée pour un petit-déjeuner consistant et pour sucrer naturellement) et recouvrir de la crème coco-chia. Sur le dessus, déposer d’autres fruits frais (si comme moi vous avez opté pour la banane, déposez sur le dessus un fruit acidulé – kiwi, fruits rouges…) et/ou une cuillère de crème passion.

Le gâteau du weekend : carrot cake IG bas et sans PLV mais bien gourmand !

J’aime l’odeur du gâteau en train de cuire. Comme une promesse de douceur et de réconfort, il embaume l’appartment tout entier, emplit l’atmosphère d’un parfum suave et sucré.

Depuis le début de ma reprise en main alimentaire, il y a bientôt 4 mois, cette odeur s’est faite rare chez les Lutins. Weight Watchers a beau être un régime permissif, on est vite rattrapé par son « budget points ». Et le sucre, ça chiffre vite. Au début j’ai continué à consommer gâteaux et biscuits, mais obsédée par le décompte juste et précis des points, je me suis tournée vers les versions industrielles (et édulcorées).

Puis, à force de lectures, j’ai pris conscience des méfaits du sucre et de ses conséquences sur l’organisme, particulièrement pour les femmes qui comme moi souffrent d’un désordre hormonal. En 3 semaines d’un programme « stop au sucre », j’ai pris de nouvelles habitudes au quotidien.

Il m’est apparu également essentiel de transmettre à mon fils ces habitudes alimentaires saines. Je sais qu’il mange quotidiennement un boudoir saupoudré de sucre à la crèche. Peut-être que j’évoquerai un jour le sujet avec la directrice, mais je ne veux pas non plus être la mère chiante qui fait la chasse aux sucreries, aux colorants et à toutes les cochonneries que l’industrie rend indispensable au bonheur des enfants à grand renfort de marketing.

Et puis, cette odeur de gâteau qui cuit, je ne veux pas en priver mon fils. Parce que sa douceur est aussi celle des moments partagés, de la coquille d’oeuf tombée dans le saladier et qu’on va chercher avec les doigts, de la farine renversée, de la pâte qu’on râcle au fond du saladier pour ne pas en perdre une miette, du fouet léché jusqu’à se mettre du chocolat au bout du nez. Mais autant profiter de son jeune âge, de son appétit de découvertes et son absence d’idées préconçues pour proposer à ses papilles un large éventail de saveurs sous la forme de gourmandises saines.

Je me passionne donc depuis quelques temps pour les IG bas et les alternatives au sucre (autres que les édulcorants bien entendu !) Epices, fruits frais, fruits séchés… mais aussi légumes ! J’étais à la recherche d’une recette de gâteau au potiron (une fanstaisie à mettre sur le compte de la grisaille actuelle probablement), quand mes parents m’ont apporté une botte de carottes du jardin.

Quand le Lutin était tout bébé, qu’il restait sagement dans son couffin ou son transat pendant des heures, je profitais de mon congé parental pour lui concocter de délicieuses purées maison. Aujourd’hui, working mum débordée, je préfère profiter de nos moments ensemble pour jouer au ballon, lire 50 fois les mêmes livres, jouer à cache-cache et se faire des câlins… la préparation des repas est donc, à mon grand regret, confiée aux frabriquants de petits pots en attendant que le Lutin mange comme nous.

Les carottes du jardin de mes parents sont très fortes en goût, et d’un petit calibre. Je ne suis pas équipée pour les râper convenablement, et croquer dedans ne nous apporte aucune satisfaction gustative. Elles me servent donc surtout dans des soupes ou pour faire un boeuf-carottes. Des plats pas vraiment de saison.

M’est donc venue l’idée du carrot cake. La carotte fait partie de ces légumes naturellement sucrés, elle est idéale pour un cake sucré sans trop de sucres ajoutés ! Et les épices traditionnelles du carrot cake à l’anglaise (cannelle, cardamome…) apportent encore de la rondeur sans les calories. J’ai rajouté une pomme et zappé les noix, que j’ai remplacées par des fruits séchés naturellement sucrés. Un carrot cake peu traditionnel, mais absolument délicieux…

Carrot cake à IG bas

Ingrédients :

  • Environ 180g de carottes
  • 1 petite pomme
  • 1cc de jus de citron
  • 160g de farine d’orge mondée
  • 15g de son d’avoine
  • 5g de poudre à lever
  • 4cc de cannelle
  • 1cc de mélange pour pain d’épices
  • 4CS d’huile d’olive
  • 3 oeufs moyens
  • 30g de sucre de fleur de coco
  • Fruits séchés (raisinis, goji, cranberries…) et/ou un bouchon de rhum – facultatif

Râper les carottes et la pomme et arroser du jus de citron.

Battre les blancs d’oeufs en neige d’un côté, et de l’autre les jaunes avec le sucre.

Ajouter au mélange jaunes et sucre l’huile et les carottes râpées.

Ajouter ensuite les ingrédients secs (farine, son, levure, épices) et les fruits secs réhydratés dans le rhum.qq

Ajouter enfin délicatement les blancs d’oeufs.

Verser la pâte dans un moule à cake et enfourner dans un four préchauffé à 180°C pendant 35 minutes environ.

Je ne conseille pas de faire des petites versions (type muffins) sauf si vous les mangez le jour même.

Ce cake se conserve très bien 2-3 jours en l’enveloppant dans un torchon, mais je vous conseille de passer les tranches au grille-pain sur faible puissance avant de les déguster : en fondant les graisses, on gagne en légèreté en bouche.

Une tranche au goûter, accompagné d’une tisane à la pomme, calmera vos envies de sucré sans trop de culpabilité !

Et cet hiver, il pourra remplacer le pain d’épices pour des canapés au foie gras par exemple…